Carnet de route
Sortie raquettes Armorin
Le 05/03/2023 par michel maunand
7h30, un dimanche matin, pour cinq jeunes collégiens, c'est bien tôt cela. Le silence règne dans le fourgon. On passe les Nonières, on regarde les buis taillés en art taupière, Bénevise est au soleil, la route du vallon de Combeau s'étire, froide, dans des lambeaux de brumes, entre hêtres (faillards) et pins à crochets.
9h, on part à pieds, raquettes sur le sac à dos, le long d'un sentier coupé de plein de traces de lièvres, et d'ongulés. Le ruisseau avait sculpté des marches de glace ... quand il y avait de l'eau.
10h, raquettes aux pieds juste au-dessus du parc aux brebis (pas encore là), la carte est déployée, l'azimut du Mont Aiguille est plein nord. Il faut monter encore jusqu'au Pas de la Coche : c'est quand qu'on mange ?
11h30, 1/2h de sécurité neige. L'équipement, les prévisions météo France, les secours, deux recherches de DVA, en courbe, final en croix, un sondage (sur 50cm !), théorie du pelletage. Ouf, c'est l'heure du pique-nique, au soleil, face à la mer de nuages, les Ecrins et le Dévoluy. Pas un chat.
12h30, jeux dans la neige, glissade, construction d'un igloo avec ma pelle à neige. Je trace avec mon piolet un passage vers le haut. Non, non, les parents, rien de dangereux, au contraire, je veux que les raquettes ne glissent pas sur cette pente à 30°, qui nous emmène au-dessus des forêts de pins. J'ai bien transpiré pour la trace.
14h, à eux de transpirer pour faire de la luge, sans luge, sans raquette. On descend sur le ventre, on remonte, on descend sur un mini tremplin, on remonte, on descend plus bas, pieds en avant, on remonte. Jamais je n'ai entendu "Je n'en peux plus". Quelle forme !
13h30, on range, on se change, surtout les chaussettes bien trempées, on goute les dernières provisions. Je conduis doucement, un s'est immédiatement endormi, les quatre autres discutent, leur vie de jeunes ados. Je me rappelle, certains camps de montagne, l'hiver et l'été. J'avais adoré...
Michel




