Carnet de route
La Côte d'Aime
Le 17/01/2026 par Claudie Pardigon
Compte-rendu du week-end à la côte d'Aime, 17-18/01/26( Par Yvan le médisant (note de l'initiatrice))
C'est le guide Claudie qui était aux manettes.
Elle nous avait réservé deux nuits au bien nommé "gîte La Belle Vue" à la Côte d'Aime. Très sympa. Néanmoins, le côté pervers de Claudie s'exprime dès notre arrivée, car nous sommes 6 pour 4 lits. Les couples en vigueur se sont retrouvés sous la même couette, et je me suis retrouvé dans le clic-clac du salon. Ce fut difficile de faire respecter mon intimité, mais en gros ronfleur que je suis, j'ai pu dormir en toute décontraction.
La première journée fut absolument fantastique. Alors que les éléments ne laissaient rien présager de bon, la météo fut correcte et la neige très bonne. Direction le petit Châtelet au départ de Les Pars à quelques minutes du gîte.
1h20, c'est le temps que Géraldine a mis pour nous conduire de Crest à la côte d'Aime !
1h20, c'est le temps qu'elle aurait mis pour atteindre le sommet du petit Châtelet, si nous n'étions pas là pour la ralentir !
20 secondes, c'est le temps qu'il aura fallu à Vincent pour foutre en l'air ses skis et ses peaux. Retenez bien qu'il ne faut jamais mettre de la colle "Coltex" sur des peaux "Pomoca", ou l'inverse, je sais plus... En-tout-cas, une fois les peaux retirées au sommet, impossible de glisser, autant skier sur de la moquette humide... Rien à faire. Il a gratté, gratté, gratté pour enlever une espèce de mélasse collante... Une horreur.
La descente s'est très bien passée pour les autres, dans une neige étonnamment bonne. Un régal !!!
Claudie me dit : "Ivan met les mains devant rapprochées au lieu de skier les bras écartés". MAIS DE QUOI JE ME MÊLE ??? Le pire, c'est qu'elle est convaincue que j'applique son conseil dans les descentes suivantes... PAS DU TOUT ! Je skiais avec les mains devant et serrées uniquement parce que j'étais en train de prier : "pourvu que Claudie garde son sang-froid et ne nous fasse pas passer par un itinéraire absurde et désagréable, comme elle en a le secret...
5 minutes plus tard, nous sommes donc, comme-par-hasard, dans une épaisse forêt à brasser dans la neige lourde et dans les aiguilles de sapins. On déchausse, je fais du quatre pattes régressif pour ramper sous les branches afin d'atteindre une piste... Nous sommes sauvés, Claudie affiche un grand sourire.
Le repas du soir est assuré par Jérôme. Sincèrement même à Noël on ne mange pas aussi bien.
- truite fumée par ses soins.
- terrine de sanglier, cerf, foie gras (oui oui tout à la fois, bien relevée, à tomber de sa chaise.
- civet de cerf (vous avez bien lu) au spätzle maison
- tarte aux pralines
Un immense MERCI ! Moi, je referai bien une cinquième au collège de Mercurol !!!
Ensuite, on se lance dans un jeu de cartes le Flip 7. Vincent rechigne, car il "perd tout le temps". Heureusement que Jérôme est là pour le réconforter et lui montrer que l'on peut être un "bon perdant" et que le plus important, c'est de participer.
Dimanche matin, petit déjeuner. Saviez-vous cher lecteur que Laura mange plus d'aliments différents sur un seul petit-déjeuner que moi-même sur tout le mois de janvier.
Yannoh, œuf, pain aux graines d'épeautre germées, compote de lentilles corail, compote de carotte-mangue-banane, dattes, pain d'épices... Je découvre aussi avec stupéfaction l'existence du lait d'avoine en poudre.
La deuxième journée de ski est, disons-le, assez éprouvante. Départ de Granier, destination col des Tufs blanc.
C'était comme dans la tête de Jérôme lorsque Claudie lui parle de sa vie : en noir et blanc. Enfin surtout en blanc : Impossible de voir le moindre relief. À la descente, je vous promets, on skiait comme des fugitifs du service de rhumato : tout tendus et en chasse-neige pendant 1h. Des chutes en cascades évidemment : Claudie fait un moonwalk au lieu de chausser ses skis et plante son nez dans la neige, quant à moi, je mets 10 mètres de dénivelé pour chausser mes skis, tout le monde rit, personne ne m'aide...
Les fabricants de skis ne sont pas foutus de nous informer sur les dangers des bombes de colle, soit. Mais la moindre des choses serait de nous informer sur le fait que les chaussons ont un sens "gauche-droites". Cela m'aurait évité des ampoules, on n'est pas aidé, c'est abusé quand même.
Ainsi se termine ce récit malhonnête et égocentré et nous sommes dans le café du centre (pour la deuxième fois) à trinquer pour remercier Claudie et en l'honneur de ce merveilleux week-end !



