Carnet de route
Tanargue
Le 09/10/2024 par michel maunand
D'un pas tranquille, le groupe avance bénit par le Dieu du ciel, Taranis. Un ciel variant du gris du nord au bleu du sud.
Les chaussures se posent sur des roches granitiques, paraît qu'elles auraient 300 millions d'années. Sommes-nous en Corse, avec ses châtaigneraies, sommes-nous au Maroc avec des oueds à traverser dans les gués gonflés des dernières pluies, sommes-nous en Ecosse avec leur lande de Bruyères, de lichens et de genêts ?
Seulement à deux heures de route de Crest, une route qui tourne, comme partout en Ardèche. A Joyeuse, direction Saint Mélany, un trou perdu au fond de la vallée de la Drobie. Première randonnée mercredi, un circuit d'art, le sentier des Lauzes. Des pierres (les lauzes des toitures) posées sur des murs, des troncs fendus et brûlés comme des sentinelles ... et des commentaires : j'aime, ou j'aime moins. Picnic auprès d'une chapelle isolée. Nous avons marché sur les bogues des châtaignes à terre, il y en a de partout, quelques poches se remplissent, peu ! Et nous continuons dans ce décor végétal et artistique, jusqu'au gué, à franchir pieds nus : frissons garantis.
De nouveau les virages pour nous poser dans notre camp de base d'une nuit, au calme, au silence d'un modeste hameau, Laboule. Gite agréable, groupe tout autant. Nous nous répartissons dans les chambres nombreuses, et chauffées ! Apéro (dont châtaignes tièdes au romarin), repas, et dodo.
Le jeudi, c'est escalade, enfin, Jean-Luc a prévu le coup, avec une corde. Oh, une petite, courte, jaune, suffisante, pour Marianne et Marie-Pierre, car le GR présente une option, par quelques ressauts granitiques, et humides. Ça nous occupe la matinée, jusqu'au col du Merle, qui ne chante pas. Le vent agite les épineux et les chênes. Le retour à la voiture par ces fameuses collines de bruyères nous remplit les poches et un peu les sacs ... de châtaignes (Chut !).
Alors, une prochaine fois, je vous conterai la recette d'une tarte aux poires et châtaignes...


