Carnet de route

sortie SRN et bivouac

Sortie :  Raid à SRN bivouac du 16/02/2019

Le 20/02/2019 par Touzalin Marie-Hélène

Un monde à part

Jour 1 :

Il s'agit dans ce texte de découvrir les tentatives d'actions effectuées par un groupe plutôt incongru.
Par un beau matin, nous sommes partis.
Avant de commencer nous devons nous procurer des skis, pour ce faire nous appelons Christophe qui nous en loue, au Col du Rousset.
À partir du Plateau de Beure nous démarrons, mais il faut commencer par préparer les pulkas.
Cinq pulkas pour sept téméraires personnages.
Le glas est sonné (c'est peut-être un peu extrême...) en tout cas le départ est donné.
Nous commençons par le plus amusant, la montée.
Des chemins sinueux nous guident entre les arbres jusqu'aux pistes de ski (de piste).
Les tas de neige défilent tandis que nous avançons en direction de plus loin.
Enfin, un peu de carto : on continue sur le même chemin.
Finalement les descentes arrivent !!
Il était temps que quelqu'un s'écrase en beauté sur le doux sol blanc sans en avoir la moindre envie.
Il paraît évident que personne ne devrait se soustraire à cette lourde tâche.
Pourtant certains trouvent toujours le moyen de l'éviter.
Le talent n'y est pour rien diront les jaloux.
Et après cet événement presque primordial arrive l’événement totalement primordial.
C'est l'heure de manger.
C'est l'heure de s’arrêter déguster nos savoureux sandwichs.
C'est l'heure de repartir.
Nous repartons.
Les arbres nous regardent passer, bruyants et peut-être pas aussi beaux que l'on voudrait le croire.
Malgré quelques écarts inattendus (quoique...) nous obtenons le résultat espéré.
La Grande Cabane est en vue.
Cette bergerie nous accueille chaleureusement avec deux jolis crânes.
En quête du lieu parfait pour poser le bivouac, nous trouvons un endroit satisfaisant, sous les arbres et bien orienté.
Après cette dure (??) journée de ski, nous voilà arrivés !
Il s'agit maintenant de s'installer pour la nuit.
Nous nous répartissons dans les quatre tentes que nous transportons depuis ce matin dans nos pulkas.
On creuse.
On aplatit.
On monte la tente.
On fabrique des murailles autour.
On renforce les défenses.
On fait un banc.
Le vent ne passera pas (on est pas raciste, hein ?) !
Pour essayer d'optimiser de rendement de satisfaction que nous apportera le dîner, nous tentons de fabriquer une salle à manger dans la neige.
Ce premier essai n'est pas notre plus grand succès, mais l’idée est là, on améliorera.
Premier repas du raid.
Soupe et pâtes lyophilisées au menu, plutôt copieux.
Enfin vient l'heure de se coucher.
Avec notre couverture de survie, nos matelas, nos super méga duvets et tout le reste, pas de risque d'avoir froid !
Mais certains trouveront toujours le moyen de faire les originaux... 

 

Jour 2:
Nous nous réveillons au soleil levant avec cette superbe vue sur le grand Veymont, le pas des chatons et tout le reste de la crête. Malheureusement l’air sec eut raison de la gorge de Léo, qui durant toute la journée en aura souffert. Mais cela n’as pas suffit pour le faire renoncer et avec quelques « encouragements » de la part de Francis, un long soutien de la part de Marie et surtout le fameux pot de miel de Stéphane, Léo partit sur nos traces. Après avoir petit déjeuner, nous partons enfin de la prairie de la Grande Cabane en direction de Pré Peyret. Pas d’événements durant cette transition, le beau étant au rendez-vous, nous n’avions pas vraiment de raisons de nous plaindre. Arrivé au croisement à coté de la cabane de Pré Peyret nous effectuons une pause environnant les 15 min, qui nous aura permis de reposer nos jambes, de manger, de boire et aussi de nous repérer sur la carte. Nous repartons donc sur la direction de Peyre Rouge, qui étant plus haut en altitude nous a permis de chauffer les jambes. Arrivé au-dessus de la forêt et quasiment à Peyre Rouge la vue se dégage et nous laisse apercevoir La Tête Chevaliére au loin, ce qui nous laisse une belle image en tête. Nous entamons la courte descente qui nous guideras jusqu’à la bergerie de Peyre Rouge. Là, nous posons nos tentes pour passer la nuit et préparons le campement ( création de la salle a manger sur les conseils de notre architecte Zéphirin) . Au vu des belles pentes et du beau domaine que nous offrais notre emplacement nous avons, en fonction de notre forme et de nos envies skier (dans de la neige pas si mauvaise). Viens l’heure de manger puis de se coucher toujours le sourire au lèvres.
 

Jour 3:

le groupe se réveille dans la neige et sous le vent. Après un petit déjeuner pris dans le tipi nous plions les toiles dans le vent avec plus ou moins de difficulté. La journée commence avec la révision de quelques notions d'orientation notamment de quel côté se lève le soleil. Plein Sud, nous marchons pendant un certain temps jusqu'à arriver à la nouvelle cabane de Chaumailloux. Après une brève pause nous récupérons les pulkas que nous avions laissées un peu plus tôt en amont et nous redémarrons la marche. Arriver à une nouvelle bergerie nous décidons de prendre du temps pour le repas de midi. Après avoir dégagé la porte d'un petit cabanon nous nous installons le temps de manger. Le repas fini nous partons faire du repérage pour trouver un endroit optimal afin d'installer le camp. Nous optons finalement pour un endroit assez plat ni trop exposé ni trop dans un "trou" pour optimiser les températures pendant la nuit. Le reste de la journée sera partagé entre le montage des tentes, la création d'un espace pour manger et faire fondre la neige, ainsi que d'un peu de ski pour les plus en forme. La nuit tombée et le repas fini, chacun rejoint respectivement sa tente pour dormir. Enfin, après une petite séance de cartographie entre Paul et moi-même assez amusante, le groupe finira par s'endormir sous les étoiles en pensant à la dernière journée du raid ...

Jour 4 :
Début du dernier jour, une étrange pensée me vient à l'esprit: ce soir je dormirai dans un lit. Après un bon petit déjeuner nous quittons notre sublime campement. L'idée de notre trajet est de rejoindre le GR qui traversera le col. Il serait bien évidemment dommage de se retrouver dans une situation similaire à celle vécue il y a deux ans. En voulant faire le même trajet mais par un chemin différent nous nous étions trouver quelque peu perdus. Il semble donc préférable de prendre le GR. Je pourrais préciser que je dis cela avec beaucoup d'ironie, mais je vous laisse le comprendre par vous même. Nous partons donc. Peu de temps après le départ il nous faut tout de même vérifier notre position sur la carte. A peine avons nous trouvé le GR que nous le perdons, et cela ce répète à plusieurs reprises. Notre trajet en devient quelque peu zigzagant. Cela nous permet en contrepartie de pouvoir admirer le paysage qui n'est pas déplaisant. Petit à petit nous nous approchons du col, sans évidemment savoir si nous sommes sur le bon trajet. Il faut préciser que ce col est difficile d'accès et qu'il est encore plus dure de descendre après hors sentier. Gauche, autre gauche, on tourne, encore... Quand nous sommes finalement sur le col (évidemment pas au bonne endroit pour redescendre) la fatigue se fait ressentir. Mais notre habileté et notre souplesse nous aident à nous sortir de cette impasse. Aussi improbable que ce soit nous nous retrouvons en bas, où nous nous permettons de profiter d'un délicieux déjeuner en bonne compagnie (je dis ça par principe). Nous sommes dorénavant sur terrain presque connu. Heureusement la montagne est là pour nous rappeler qu'elle reste maîtresse de notre destin. C'est avec beaucoup de plaisir que je me retrouve en haut de la crête que nous suivons un moment, avant de reprendre les blancs sentiers entre les blanches collines. Et puis, sans prévenir, Pré Peyret apparaît. Nous entamons maintenant la dernière partie du trajet. Suite aux trois derniers jours de ski que nous avons vécus cette pensée paraît irréelle. Pourtant ce chemin sur lequel nous sommes je le connais. Je connais cette montée qui ne veut pas nous voir arriver au sommet. Cette montée qui me tire vers l'arrière à chaque pas que je fais, et que je n'aurais pas réussi à gravir sans aide. Enfin la dernière descente est devant nous, et sans se précipiter nous rejoignons le camion qui a bien voulu nous attendre.

Remerciements sincères à tous ceux qui étaient présents pendant ce qui fut notre premier raid avec nuit dans la neige, pour les conseils et les rires, ensemble nous avons appris à faire une salle à manger dans la neige.

CLUB ALPIN FRANCAIS CREST VAL DE DROME
C/O JEAN LUC CHAMBAULT
5 ALLÉE VANBER
26400  CREST
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