Carnet de route

Ecole aventure à Pralognan la Vanoise

Le 18/08/2018 par Touzalin Marie-Hélène

Camp d'été jeunes école aventure à Pralognan la Vanoise

Le traditionnel camp de l'école aventure a eu lieu cette année à Pralognan la Vanoise du 8 au 15 juillet 2018. 6 jeunes ont répondu présents.

Cette année au programme 3 courses en haute montagne dont 2 avec un guide.

Pour 4 d'entre eux un UF1 terrain neige et 1 UF1 terrain glaciaire à valider. Cela fait partis du cursus de l'école aventure et du travail fait depuis 3 ans avec ce groupe. 3 jeunes ont été validés. Bravo ! Pour les autres c'est partis remise l'an prochain.

La météo a été très favorable malgré un changement non prévue le samedi pour la course du Pelve. Donc au programme le dôme de Polset, l'aiguille de la Vanoise et la traversée du Pelve avec une mise en jambe au mont Bochor et escalade au rocher d'escalade le jeudi jour de semi repos. Bien sur les tâches ménagères à faire aussi, cuisine , vaisselle et courses tout ça bien organisé par le groupe. Les repas copieux pour caler les estomacs et dont le dernier soir une tartiflette ( merci à Christelle et François pour le coup de main des 3 derniers jours) et une tarte aux myrtilles.

Ci-dessous 3 textes de 3 jeunes qui ont choisi un jour à raconter à leur manière leur aventure.

Rendez-vous en 2019 !

Marie et Francis

….................................... 

Comte rendu du camps d'été lundi

Première nuit, premier petit déjeuné, et première journée, avec l'habituelle et toujours excellente compagnie des compères Léo, Léon, Simon, Zephirin, Malou et bien évidemment Marie-Hélène et Francis. L'idée de la journée est simple, se mettre en jambe avec un petit tour sans le coin ( qui était nouveau pour tout le monde, et je dois avouer que changer un peu d'Ailefroide n'était pas une mauvaise chose après deux ans consécutifs ). Nous avions pris, avant de partir, soin de nous mettre d'accord sur un itinéraire, simple et pas trop long. Casse-croûte dans le sac, casquettes sur le nez et chaussures aux pieds, en route pour le petit tour. Au rendez vous une randonnée classique, sans grande difficulté, un dénivelé faible et un terrain plus que praticable. Sur le chemin, rencontre de nos amies les vaches, qui nous font la parade sur le chemin, petit cours de botanique par Marie ( et Francis qui nous explique comment nommer les plantes, en fonction de leurs couleurs, exemple, une fleur est orange, son nom est donc orangette,u ne autre fleure est blanche, c'est donc une blanchette ! ) et enfin, proche d'un refuge, Léo passe un court séjour dans une cabane de jardin dédié aux enfants, malheureusement pas a sa taille ... Court arrêt sur des tables pour assurer la restauration de la bande, partage du saucisson, avec un cours de dégustation donné pas Francis a Léo qui n'était pas un fin gourmet de la charcuterie française. Le repas terminé, un dilemme d'environ 5 minutes pour savoir si l'on faisait un court détour vers l'observatoire annoncé 20 minutes l'aller, pour finalement décider d'y aller, et se rendre compte qu'il ne fallait que 2 minutes pour y monter ! Enfin nous prirent le chemin du retour tranquillement. Puis préparation du repas, douches, blagues en tout genre a table et enfin petit moment seuls ou en groupe dans les tentes puis dodo !

Clovis

  ........................................;                                  

Mardi 10 juillet

Après s’être préparée pour son long voyage, la brave équipée embarque dans la matinée du mardi vers le parking du pont de la pêche et entame son ascension vers le refuge de Péclet-Polset. Pendant sa marche, qui fut assez calme malgré le soleil brûlant, le groupe découvre moult troupeaux de vaches et une entrée vers un nouveau monde : le Parc National de la Vanoise. Finalement, ils traversent quelques chemins enneigés et atteignent leur objectif où ils déposent leurs affaires pour repartir quelques centaines de mètres plus loin, dans un névé tout neuf, non loin du lac Blanc. Ils s’installent pour manger puis s’encordent par groupes de trois : Léo, Malou, Clovis ensemble et Simon, Léon et Zéphirin de leur côté. Ils suivent les ordres de Francis (cet imprudent n’est pas encordé) qui leur propose de traverser leur névé pour s’entraîner pour la marche du lendemain. C’est ainsi que les voilà partis pour une immense aventure durant laquelle Zéphirin chutera de plusieurs centimètres, entraînant Léon, qui le bloquera promptement en s’asseyant dans la neige glaciale et en y plantant ses crampons pour, aidé de Francis et de Simon, sauver le jeune homme criant de terreur. Ils reviendront de cette épreuve un peu plus tard, pour se reposer quelques heures et manger une délicieuse soupe accompagnée de sa croziflette en quantité massive, dont il ne restera pas une miette. Ils se coucheront finalement, armés de nouvelles connaissances sur les dangers potentiels d’un glacier, et sachant survivre à la traversée d’une de ces merveilles naturelles.

Léon

…...................................... 

Vendredi 13 juillet

Une petite marche sans conséquence
1
2
3
4
5
6
7h du mat
N'est-ce pas l'heure parfaite pour partir à 8h ? Quoiqu'il en soit c'est à cette heure là que Simon, Léo et moi-même - les plus courageux ou les plus stupides, ça revient au même - nous levons et prenons notre petit déjeuner. Nos sacs étant déjà presque prêts nous ne traînons presque pas lorsque Nicolas, notre guide, vient relever Marie-Hélène et Francis de leurs fonctions. Grâce à sa voiture nous sommes en capacité de monter jusqu'à un premier parking à partir duquel nous marchons vers le prochain parking où Nicolas a garé la voiture et les sacs.
Commence alors la véritable aventure, nous montons le long de l'ancienne route du sel qui traversait autrefois la Vanoise. Le chemin est magnifique, passant entre fleurs et lacs et torrents, et Nicolas nous raconte les histoires de la montagne. Tout le long du trajet l'aiguille de la Vanoise nous surplombe, et finalement nous la contournons pour atteindre le refuge du col de la Vanoise. C'est la que nous mangeons et laissons quelques affaires pour diminuer le poid des sacs.
Efficacité et plaisir. Nous repartons en direction de l'aiguille, traversant le lac des assiettes actuellement vide. Sous l'arrête nous nous équipons, baudrier, casque, mousquetons, corde... la sécurité est notre priorité. Et l'ascension commence. Marcher sur une arrête, avec le vide de chaque côté, qui nous dit tel Ça : «viens flotter avec nous en bas»... voilà une activité tout à fait adéquat. Les premiers mètres sont les plus durs, il faut prendre le rythme d'escalade, mettre les dégaines, les enlever, faire les manips de corde... Nous nous sommes séparés en deux cordés de deux, Nicolas et Simon devant et Léo et moi derrière, nous inversons régulièrement l'ordre des personnes sur chaque cordés pour vivre l'expérience pleinement.
Lorsqu'on s'est mis dans le rythme, l'escalade devient très agréable et le vide n'est plus qu'un paysage (sauf pour Léo, évidemment). Paysage, séparé par l'aiguille, qui est toujours aussi magnifique. Les différentes parties s'enchaînent, escalade, désescalade, devers, vide... et enfin arrive la partie que nous ne pourrons jamais oublier. Nicolas en tête pour pauser les dégaines et moi à l'arrière pour les enlever toutes, nous partons chacun notre tour, à cheval sur la montagne. Chacune de nos jambes se dirige vers un côté de l'aiguille, cherchant à se poser sur un sol 400 mètres plus bas. Et quoi de mieux à se moment précis que de ressentir une crampe, légère mais persistante. Heureusement persistant et le mot d'ordre du CAF et profitant de ce moment merveilleux, assis sur notre bonheur, nous atteignons le bout de notre aventure.
Nous redescendons et le sourire aux oreilles nous retrouvons Malou, Marie-Hélène et Francis qui avaient eux aussi profiter de leur journée pour tranquillement apprécier le paysage jusqu'au refuge.

Zephirin

.....................................

Samedi 14 juillet

Nous nous réveillons, non sans mal, aux alentours de 4 heures du matin. Notre objectif : ……….

Accompagné de Nicolas (ou Nico pour les intimes), notre guide, nous décollons donc sur les chapeaux de roues (quelle expression étrange tout de même !) après avoir bien déjeuné dans un refuge fort sympathique. Ainsi partis, nous commençons l’ascension sous la douce lumière de la lune et de nos lampe torche. Après une heure et demi de moraine, nous arrivons enfin à la partie glacière. Sous les encouragements de Francis, nous mettons nos crampons et le matériel qui convient puis nous débutons notre marche en glacier. Malheureusement la neige formait des creux et des bosses. Comme Mardi mais Ô combien pire ! Selon estimation, le trajet nous demandé ainsi deux fois plus de temps et de fois plus de fatigue à chaque pas.

Nous arrivons ainsi à l’arête en milieu de matinée avec 1h30 de retard. Nous choisissons donc d’abandonner notre course, car trop de retard et de plus la météo n'est pas celle annoncée au départ, orages en vue plus tôt. Donc nous faisons plusieurs entraînement en rocher, pas forcement très compliqué mais ma foi, fort intéressant et amusant. Au bout d’un moment nous entamons le retour sur cette neige bof bof (voire pire) avec quelque difficultés à tenir le cap (surtout pour moi). Nous arrivons enfin au refuge en milieu d’après midi. Dès notre arrivée, la pluie et le brouillard arrive et nous y échappons de peu. Nous attendons ensuite que cela se termine puis nous redescendons doucement, mais sûrement, vers le parking et vers la fin de ce camp, qui malgré le fait que nous n’ayons pas pu faire tout ce que nous voulions, s’avéra fort intéressant, amusant, instructif et comme d’habitude, plein de bonne humeur grâce aux adhérents (cités précédemment + Clovis et Léon), grâce aux accompagnants (Marie et Francis) et au guide, Nico.

Simon.

 


 

CLUB ALPIN FRANCAIS CREST VAL DE DROME
C/O JEAN LUC CHAMBAULT
5 ALLÉE VANBER
26400  CREST
Contactez-nous
Tél. 06.82.851.267
Agenda