Carnet de route

Calanques

Le 03/12/2017 par Romain LACHARNAY

Weekend calanques du 2 et 3 décembre 2017

8H00. Nous voilà presque tous réunis sur le parking de la SAE, gants chauds et bonnet bien ajustés, quelques traces de neige persistent sur les carrosseries des voitures.

8H30. Trois voitures bien chargées, treize cœurs heureux de cette nouvelle aventure et vingt six pieds impatients d’aller fouler le calcaire, se mettent en route pour Marseille. Le thermomètre quant à lui, n’est que peu décidé à grimper : 2 degrés. La neige et ces flocons nous accueillent aux portes de la cité phocéenne, semant au gré des bourrasques quelques doutes dans les troupes. La route du littoral entre Marseille et Cassis se parcourt au ralenti, l’autochtone semble un peu abasourdi et prudent ce matin. Ce n’est pas tous les jours que l’on peut contempler, en s’approchant bien, la bonne mère vêtue d’une épaisse robe blanche.

En parallèle, nos très chers amis niçois, après un départ légèrement différé pour soit disant une panne de réveil (selon la version officielle ), se retrouvent à faire des bonhommes de neige sur l’A8 en attendant un possible réchauffement climatique. Ils arriveront à l’auberge de jeunesse de la Fontasse vers 15h000.

De notre coté, nous y arrivons vers 12h00. Le crépitement du feu nous réconforte durant la petite collation de la mi-journée et nous convint, vers 14h00, d’aller profiter de ces magnifiques et exceptionnels paysages.

Hugo, Vincent, Terry et Benoit iront se promener sur l’arête des garçons de café [AD] accompagnés d’une armée de coinceurs.

Pierre Emmanuel, Jean-Luc, Virginie et Romain iront sur l’arête Serpentine [AD], bien moins chargés en quincaillerie. L’escalade est sympathique pour dérouiller les bras, le matériel et fort utile à tous. Nous sortons tous ensemble de nos voies respectives, sans avoir retiré ni doudoune, ni coupe vent, ni bonnet mais le rocher était plutôt très bon et sec.

Retour à l’auberge d’un bon pieds, l’espoir d »un feu, de bons plats et de manière générale d’une belle soirée réconfortante et chaleureuse aidant à parcourir le chemin en sens inverse. Les marcheuses inconditionnelles ainsi que les niçois papotent prés de la cheminée et l’arrivée de sept garçons et  d’une jeune et jolie fille augmente subitement le niveau sonore de la salle à manger.

Les chaudes retrouvailles entrainent inévitablement un assèchement des muqueuses buccales qui lui-même induit une ouverture généralisée de boissons diverses et variées, et de ce fait, une mastication réflexe sera comblée par quelques mets succulents : bref c’est l’apéro !

Pendant que la débauche et la débouche s’installent, Pierre Emmanuel et Vincent se livrent un combat sans merci, à coup de cavalier fou, de tours arithmétiques et de roi de l’échec  où finalement le couronné en sera quitte à payer sa tournée générale ! Bravo Vincent.

Ce baroude d’honneur sonnera l’agitation de tous les protagonistes, une belle symphonie sans chef d’orchestre, seulement de très bons instrumentalistes : casseroles, assiettes, couverts tout sonne juste et quand les plats sont dégustés, le chœur entonne le chant des estomacs et des papilles émoustillés : hummm, délicieux !! Il y a des talents et des fins gastronomes dans ce CAF.

Le choix du programme du lendemain, le nettoyage, rinçage et séchage de la vaisselle s’opère parallèlement à l’effet digestif du génépi. Les sacs sont prêts, les langues et les esprits commencent à s’épuiser après cette belle et intense journée. Chacun se glissent dans son duvet, avec ou sans boules quies, avec ou sans (trop de) ronflements.

7H30. Les bouilloires tiédissent déjà en cuisine, la table se dresse, les thermos sont presque prêts à accomplir leur mission journalière. Quel agréable moment à observer que le petit déjeuner où chacun réveille sa tête et ses papilles à sa façon. Galettes de maïs roulées et trempées à même le pot de beurre de cacahuètes, œufs brouillés, riz, tartines, gâteaux, céréales. Une pléthore d’apport énergétique pour se faire plaisir en ce magnifique dimanche ensoleillé.

A 8H45, nous voilà tous partis vers le col de l’Oule où les marcheurs (Christine, Laure, Marie Hélène et Jean Luc ) prennent leur direction ainsi que la cordée de Clément, Vincent et Pierre Emmanuel qui iront dans la calanque de l’Eissadon faire un peu de TA dans « bonne femme » [TD].

Hugo, Benoit et Terry iront ramoner la « cheminée du cirque » [D+] dans le Devenson et Marie, Virginie (avec bébé)  et Romain iront également dans le Devenson, dans la voie du « Baou Rouge » [D+]. Le choix des voies fut judicieux, plein sud et abrité du vent, un régal.

Pou rejoindre le bas des voies du Devenson, nous empruntons une succession de 5 rappels vertigineux à la méthode « spiderman », pouvant s’avérer bien physique si le nœud de machard est trop serré. Nous suivons, une fois au pied du pilier de la tour Save, une petite sente qui nous conduit au départ de la voie du Baou rouge. Les longueurs s’enchainent gentiment, profitant du paysage et du calcaire tout chaud. Vers 16H00, toutes les cordées semblent en avoir terminé, sauf la notre qui profite et profitera jusqu’au dernier rayon de soleil. Nous reprenons le chemin du retour sous un majestueux et rougeoyant coucher de soleil. Malgré un petit détour imprévu par la calanque de l’Oule, le retour s’effectue sans encombres, guidés par la lumière de la pleine lune et celle de nos frontales. A notre arrivée à l’auberge nous retrouvons la joyeuse troupe au complet qui, autour de diverses collations liquides et solides, nous a gentiment attendus. Tout le monde semble ravi de son weekend, les zygomatiques remontent haut vers les oreilles.

Nous reprenons la route vers nos logis respectifs, avec un temps de trajet « normal » cette fois.

Merci beaucoup aux organisateurs et au tout grand plaisir de partager d’autres aventures.







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