Carnet de route
VTT en Espagne
Le 27/08/2017 par michel maunand
Crevaisons à gogo, rythme espagnol, désert et collines boisées, gîtes variables, voilà quelques ingrédients majeurs de notre périple de 6 jours à VTT en Navarre et en Aragon.
Sous la houlette de Rémy, à cinq dont trois vététistes féminines (Isabelle, Mary et Marie-Pierre), nous avons vaillamment pédalé chaque jour, partant un peu tard vers 9h ou plus (on est de l’autre côté des Pyrénées !), rentrant vers 17h, roulant entre 30 et 40km avec un dénivelé moyen entre 600m+ et 1000m+, crevant de nombreuses fois, ne tombant pas (exploit !), découvrant et admirant la variété des paysages et des hameaux, voire des bâtiments abandonnés. Il faut dire qu’on n’a pas rencontré grand monde sur les pistes, et c’est très bien comme cela.
Le premier séjour dans les Bardénas (vers Pampelune) fût espagnol : hôtel 100% local, village très calme la journée, animé le soir, avec un lâché de taureaux dans la rue, population en tenue blanche et rouge. Au-dessus du village, d’ancienne habitations troglodytes, et des capteurs solaires modernes, plus loin des centaines d’éoliennes. Dans la plaine, culture du riz. Et dans le désert juste à côté, culture des céréales. Où trouvent-ils l’eau ? La montagne n’est pas loin, le pays basque limitrophe est bien arrosé, ce doit être la raison.
Nos trois randonnées ici dans les cailloux et le sable, la chaleur et le vent furent paradoxalement fantastiques, dans ce décor de far West raviné par le temps. Notre plus joli circuit, le mont Rallon, était interdit à toute rando, paraît-il. : canyons secs, falaises, vautours, petits étangs à grenouilles, cabanes au bout d’un escalier sans fin, quelle chance de ne pas savoir lire l’espagnol !
La deuxième partie du séjour dans la Sierra Guara (côté espagnol de Gavarnie) fût nettement plus française, patron et clients : dans un tout petit hameau à 1000m, un bâtiment magnifique et une demi-pension aux repas excellents, mais à l’accueil froid et fier, aux clients bruyants, avec une difficulté de se coucher vers 22h pour récupérer de nos sorties.
Là, côté crevaison, ce fut pire qu’aux Bardenas, nottament le dernier jour ou une simple erreur de GPS/topo nous a contraint dans une descente d’une heure très piquante !!! Pneus crevés, et surtout bronzage estival griffé. Tout est à refaire. Heureusement, en bas, une baignade dans le canyon, presque seuls, nous a rétabli le moral…
En voiture, c’est loin et chargé (env 10h de route) : retour le samedi pour Remy, Isabelle et Mary. Pas pour nous, retraités veinards, nous avons profité du we de fin de séjour pour visiter Bilbao, en pleine féria. Question boissons, nous sommes des rigolos, question nettoyage de la ville après des milliers de fêtards toute la nuit (et une dizaine de concerts, feux d’artifice, corrida, etc….), les rues étaient propres à 10h. Les basques nous ont emballés, gentils, pas tape à l’œil, pas cher, tapas et resto très bons. On a seulement circulé à pieds et en métro, nos VTT étaient encore crevés !
