Carnet de route

Camp été jeune à Ailefroide

Le 28/07/2014 par Touzalin Marie-Hélène

Camp d'été de l'école d'aventure.

Du 13 au 19 juillet 2014, une partie des membres l'école d'aventure est allée en camp d'été dans le massif des Écrins, ce fut le cas de Rémi, Loric et Thomas, accompagnés de Marie Hélène, Francis et Michel.

Le 13, à 15 h 02, nous 3 avons pris le train de Crest en direction de l'Argentière la Bessée, où nous sommes arrivés vers 18 h. Michel nous y attendait pour se rendre au camping d'Ailefroide, au pied du massif du Pelvoux. Une fois arrivés nous avons monté les tentes et préparés notre matériel pour la nuit et le lendemain, puis nous avons mangés et nous nous sommes couchés dans la tranquillité du camping endormi, bercés par le bruit du torrent proche.

Le lendemain, journée de mise en jambes, nous nous sommes rendus en partant du camping au vallon de Clapouse, en remontant la combe creusée par le torrent traversant le camping, puis en bifurquant vers la gauche le long de l'impressionnante cascade de Clapouse. Nous avancions dans une végétation très luxuriante et fleurie, avec une vue imprenable sur les flancs du Pelvoux, malgré la brume masquant son sommet.

Une fois en haut de la cascade, et après une petite clairière colorée de fleurs, le torrent disparaît dans un pierrier, vestige de moraines d'un ancien glacier, recouvrant en entier le vallon dit de Clapouse.

Après un repas et une courte sieste sur les rochers à la manière des marmottes, nous avons observé un chamois, puis nous sommes redescendus en direction du camping. Vers la fin de notre randonnée, le Mont Pelvoux se décida à montrer sa cime et nous pûmes contempler un bref instant ce qui serait notre paysage quotidien pendant toute la semaine. De retour aux tentes, nous avons préparés notre sac pour les trois jours qui nous attendaient en refuges aux alentours de 3000 mètres d'altitude.

Après une bonne nuit de sommeil, nous sommes passés aux choses sérieuses: la montée au refuge du Glacier Blanc, altitude 2550 mètres, en partant du Pré de Mme Carle. Toute la matinée et une courte partie de l'après midi y fut consacré. Une fois au refuge, nous nous sommes reposés quelques minutes en contemplant le magnifique paysage qui s'offrait à nous, puis nous avons entrepris de réviser les manips de cordes et d'assurage en terrain glaciaire, enneigé et rocheux en simulant une ascension difficile avec des béquet. Après le repas, nous nous sommes couchés tôt en prévision du réveil du lendemain: 4h.

Ce jour là, nous avions prévu de rejoindre un autre refuge, dit des Écrins, altitude 3130m, en passant par les crêtes nord du Glacier Blanc à plus de 3300 m d'altitude, ainsi que par les sommets Pointe Cézanne, Pic du Glacier d'Arsine, et Pic du Glacier Blanc, en descendant ensuite par un rappel de plus de 40 mètres vers le refuge. Finalement, pendant notre trajet, nous avons pris la décision de raccourcir et simplifier notre traversée, en raison des difficultés de l'un d'entre nous à continuer. Nous n'avons donc gravit que Pointe Cézanne (alt. 3365m), ce qui nécessita de traverser quelques passages aériens et particulièrement instables sur les derniers 100 mètres. Ensuite, nous sommes redescendus aux abords du glacier pour manger. Après une longue traversée sur celui-ci, nous avons enfin atteint le refuge des Écrins, où nous avons rencontré et sympathisé avec les membres de d'autres écoles d'aventure. Avec eux, nous avons révisé le mouflage de sauvetage en crevasses et échangé nos techniques.

Après cela, nous avons mangé et, à nouveau, nous nous sommes couchés tôt pour être bien reposé le lendemain.

Objectif prévu ce jour: ascension de la Roche Faurio (alt. 3730m). Nous nous sommes levés encore une fois à 4h du matin, avons mangé, et sommes partis vers le glacier, où un oubli de la part de l'un d'entre nous nous fit perdre un temps précieux. L'erreur réparée, nous nous sommes remis en marche, à l'ascension du Glacier Blanc, puis de la base de la Roche Faurio. Nous avons passé la rimaye sans difficulté, puis certains passages rocheux plus difficiles. Arrivés à quelques mètres du sommet, nous fûmes pris dans un embouteillage très bruyant et désagréable où, après avoir attendus un moment, nous avons décidé de faire demi tour et de redescendre vers le refuge du Glacier Blanc. Pendant notre descente, peu après avoir repris pied sur le glacier, nous avons assisté a une grosse avalanche de séracs sur le flanc nord de la Barre des Écrins. Deux personnes furent entraînés dans ce torrent de neige et de glace, mais le résultat ne fut pas dramatique, le couple en question se souffrait que de quelques contusions. Pour eux comme pour nous, plus de peur que de mal... Ouf! Un hélicoptère leur fut tout de même envoyé.

Pour remettre de nos émotions, nous avons choisi de fameuses assiettes remplies de mets succulents au refuge du Glacier Blanc, puis nous avons repris la descente vers le camping, ses douches et notre lit. Cependant, avant de se coucher, nous avons fait un petit feu de camp et mangé des « chamalows » grillés dans le calme de la soirée.

Pour le dernier jour complet de ce camp d'été, escalade sur les fameuses dalles granitiques de l'Oisan, juste à côté du camping. Ici, nous avons pratiqué l'escalade en tête et en moulinette, le rappel, et nous avons aussi révisé les différentes techniques indispensables pour préparer les grandes voies: construire un relais, assurer par en haut, faire monter le second, et préparer le départ pour la partie suivante de la voie.

Le soir, comme l'an dernier, nous avons eu droit à une sortie au restaurant chez Alphant, ou les plats sont très garnis de choses succulentes, ainsi que d'une visite du vieux village de Vallouise.

Le dernier jour, dès notre réveil, nous avons commencé à ranger le campement et replier tentes et tables, puis à tout mettre dans les voitures. Ensuite, nous avons fait une dernière fois le tour du petit village qu'est Ailefroide et de ses commerces. Nous avons même pu assister au sauvetage de personnes en falaises par hélicoptère avant de prendre le chemin de la gare, et de là, le retour vers la Drôme et vers nos foyers respectifs.

En conclusion, ce fut une semaine très riche en apprentissages, dans la bonne humeur et les paysages magnifiques du massif des Écrins.

Texte rédigé dans le train de retour, le 19/07/2014.

Rémi, Loric et Thomas.

CLUB ALPIN FRANCAIS CREST VAL DE DROME
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