Carnet de route
Rando itinérante Ubaye Argentera
Le 10/10/2023 par Béatrice
La randonnée préparée par Christine et Jean Luc dans le Mercantour entre le 4 et le 10 septembre promettait d'être exceptionnelle :
-
temps de parcours ( 7 journées de marche, cadence journalière)
-
dénivelés divers ( moyenne 900m)
-
nuitées en refuges français et italiens.
Elle tint toutes ses promesses.
Dans la foulée de nos 2 guides aguerris nous étions 10 à former le rang : Martine, Marie-Hélène, Sophie, Béatrice, Colette, Jean, Michel M, Michel D, Franck, Guy.
De niveaux différents, voire inégaux, nous partions, tous décidés à serrer la file et n'oublier personne en chemin.
Pari tenu à une exception près quand Martine, hélas victime d'ampoules sérieuses dut se résoudre à rebrousser chemin, terminant seule son calvaire en tong, pour limiter sa douleur et libérer ses pieds de la contrainte des chaussures. Ce fut un déchirement pour nous tous.
Nous avancions. Ascensions en cascade, tout le parcours parsemé de lacs couleur jade.
Nous avons en mémoire ces belles fesses blanches et autres corps dénudés qui s'y risquèrent pour en sortir oints d'une vigueur retrouvée.
Notre grande boucle (du refuge de Vens en passant par celui de Rabuons puis du Laus Alexandri, du Migliorero, du Prati del vallone et enfin de la maison forestière de Tortisse) dessinait une forme oblongue entre 2 pays dont la ligne de crête suivait, peu sans faut, la frontière franco italienne. Et ici aussi, dans ces 2 pays, la marque originelle des refuges : nourriture abondante et roborative dans les 2 pays pour nos corps sollicités.
Après nos séances d'étirements nous vécûmes des soirées de jeux et toutes ces lessives individuelles que n'aurait pas renié la mère Denis...
Tout cela au quotidien avant l'extinction des feux.
Coté communication Franck s'était pourvu d'un petit panneau solaire pour recharger les portables : un « must »partagé avec option à garder car nous restions ainsi en lien avec le monde.
Le dernier refuge Italien « Prati del Vallone » nous permit de célébrer dignement les 70 ans de Michel, après avoir swingé en chœur au son de « bella chao » chanté par un gardien de refuge aux muscles saillants et à la pilosité blanche. Ili sut nous convaincre que même un ermite avait fait sien le mot de L’Oréal « parce que je le vaux bien »
Mais la fin du parcours s’annonçait déjà, certaines jambes s'en ressentaient quand d'autres celles qui choisirent toutes les options de grimpes auraient pu, poursuivre dans la foulée.
Le jour 7 siffla la fin de l'aventure. Il en appelait de nouvelles dont nous débattîmes ensemble 3 semaines plus tard sous la voûte illuminée d'une grande ferme restaurée, propriété de Franck notre marcheur guitariste, au milieu de tables bien garnies de pizza, saucisses, boudins et pâtes spécialement dédiées à nos guides exceptionnels, qui apprécièrent aussi comme nous 2 desserts inattendus.
Béatrice avec Yannick





